Autant être clair dès le départ: je crois profondément au modèle publicitaire pour le financement des sites mobile. Le web étant le référent de la très grande majorité des mobinautes, il n'est pas concevable de proposer l'accès payant à des contenus alors qu'ils sont gratuits sur le web, à moins d'apporter une énorme valeur-ajoutée ressentie aux consommateurs.
Certaines études, comme celle de Mobixell Networks citée par L'atelier, affirment que les jeunes seraient prêts à accepter de la publicité pour télécharger gratuitement des contenus. Une attitude plutôt logique pour une population au budget réduit. Mais au fond, c'est un phénomène plus large constaté dans les nouvelles technologies: la gratuité va presque de soi.
Toutefois, au même titre qu'une publicité adsense proposée au sein d'un site, contextualisée, une publicité sur mobile se doit d'être pertinente pour l'utilisateur, donc ciblée. Si Google propose déjà sur le web une publicité en lien avec le contenu de la page sur laquelle elle est affichée, de nombreuses démarches tendent à capitaliser sur le comportement des internautes.
Le mobile ne doit pas rester, une fois encore, sur la touche. Le ciblage mobile peut aller encore plus loin qu'il ne le fait aujourd'hui. Que ce soit en France (via les alias) ou à l'étranger (directement avec le MSISDN), la publicité mobile doit proposer des bannières directement en lien avec les attentes (déclarées ou analysées) des mobinautes.
A ceux qui se plaindraient de la violation probable de nos données et d'une analyse trop poussée des comportements des utilisateurs, je vous laisse lire la note de DMY, très pertinente à ce propos.
De nombreux freins subsistent malgré tout au développement technologique de solutions complexes à développer.
Le nombre brut de mobinautes ne permet pas pour l'instant d'envisager la rentabilité rapide d'un tel outil publicitaire.
Ensuite, le spectre des annonceurs, encore plus en France qu'à l'étranger, est particulièrement réduit. L'estimation d'un marché publicitaire de 10 M€ en France pour 2008 démontre que les investissements sont à l'heure actuelle trop réduits pour, à nouveau, envisager une rentabilité rapide mais aussi pour que certains annonceurs soient prêts à tester de nouvelles campagnes.
Enfin, nombreux sont ceux à annoncer que les formats publicitaires du mobile ne seront pas à terme la simple adaptation des formats web, tant au niveau de leur commercialisation (cpm, cpc) que de leurs formats (bannières, liens). Sans un format publicitaire bien déterminé, pourquoi développer un outil qui n'aurait plus de raison d'être d'ici 3 à 5 ans?
Les différentes initiatives seront intéressantes à observer dans les prochaines années...
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